Centre Culture Régional
Dudelange opderschmelz

1a rue du centenaire
L-3475 Dudelange

22.01.2012

17h00
opderschmelz


PROGRAMME Ravel: Quatuor à cordes en fa majeur Op. 35 1. Assez vif. Très rythmé 2. Très lent 3. Vif et agité Chausson: Poème pour violon, piano et quatuor à cordes Pause Chausson: Concert pour piano, violon et quatuor à cordes Op. 21 *** Maurice Ravel (1875-1937) Quatuor à cordes Avec son aîné Claude Debussy, Ravel fut la figure la plus influente de la musique française de son époque et le principal représentant du courant dit impressionniste au début du xxe siècle. Son œuvre caractérisée par une grande diversité de genres, est le fruit d'un héritage complexe s'étendant de Couperin et Rameau jusqu'aux couleurs et rythmes du jazz et d'influences multiples dont celle, récurrente, de l'Espagne. Toutefois, la production musicale de Ravel respecte dans son ensemble la tradition classique et s'étale sur une période créatrice de plus de quarante années qui la rendent contemporaine de celles de Fauré et Debussy mais aussi de Stravinski, Bartók ou Gershwin. Le Quatuor à cordes a été créé le 5 mars 1904 par le Quatuor Heyman. Ensuite, le compositeur fit quelques minimes retouches et republia son quatuor en 1910. Il est dédicacé à Gabriel Fauré, alors professeur de composition de Ravel à "Mon cher maître Gabriel Fauré". Dans son "Esquisse autobiographique" (Ravel, 1928), Ravel dit modestement : "Mon Quatuor en fa répond à une volonté de construction musicale imparfaitementment réalisée sans doute, mais qui apparaît beaucoup plus nette que dans mes précédentes compositions". Il s'agit de la seconde œuvre de musique de chambre du compositeur (après la Sonate posthume pour violon et piano, datée de 1897). Il est postérieur de dix ans au Quatuor en sol mineur de Claude Debussy dont Ravel s'était inspiré. Debussy émit des critiques élogieuses sur l'œuvre Le quatuor à cordes est un genre difficile, auquel les compositeurs s'attaquent rarement avant leur maturité. Âgé de vingt-sept ans seulement au moment de sa composition, Ravel signa pourtant un chef-d'œuvre du genre. L'œuvre comporte quatre mouvements et son exécution dure environ trente minutes. *** Ernest Chausson (1855-1899) Poème pour violon, piano et quatuor à cordes Issu d'une famille bourgeoise, Ernest Chausson fréquente régulièrement des concerts, expositions, les salons très convoités de l'époque ; il fait des études de droit et devient avocat à la cour d'appel de Paris. Peu de temps après, il s'inscrit en auditeur libre dans la classe de composition du Conservatoire de Paris de Jules Massenet. Il avait déjà quelques compositions à son actif : deux sonatines pour piano à quatre mains, des variations, des chansons. Ensuite, il étudit en privé, avec César Franck. En 1886, il devient secrétaire de la Société nationale de musique et reçoît chez lui nombre d'artistes majeurs de son temps, notamment Paul Dukas et Claude Debussy ainsi que ainsi que Mallarmé, Régnier, Tourguéniev Albeniz, Isaye, Monet, Puvis de Chavane, avec qui il se lie d'amitié. Il rassemble une importante collection de tableaux impressionnistes. Il meurt à 44 ans d'un accident de vélo, laissant son quatuor à cordes inachevé. Son œuvre, relativement modeste en quantité (39 opus), est influencée par ses deux maîtres : César Franck et Richard Wagner. *** Chausson Concert pour piano, violon et quatuor à cordes Op. 21 Le concert en ré majeur op.21 (pour piano, violon et quatuor à cordes) écrit entre mai 1889 et juillet 1891, est emblématique de la maîtrise atteinte par le compositeur en ce point précis de son évolution. Œuvre concentrée et virtuose, représentative de l’écriture de Chausson, le Concert a été créé à Bruxelles en 1892 par le violoniste belge Eugène Ysaÿe, son dédicataire, les membres du Quatuor Ysaÿe et le pianiste Auguste Pierret. Le public lui assurera le triomphe. Le premier mouvement est basé sur un motif de trois notes, d’abord présenté au piano, duquel jaillira le matériau principal. Délaissant un développement classique, qui réinterpréterait l’idée maîtresse, Chausson tisse les mélodies en un damas somptueux. La sicilienne qui suit, gracieuse et subtile, offre au violon solo deux thèmes ouvragés. Le Grave reste l’une des pages les plus émouvantes du compositeur, les deux instruments solistes y dialoguant à l’occasion en solitaires, leurs propos s’entrelaçant en une sinueuse complicité. Si le rythme de la gigue est mis de l’avant dans le finale, son énergie motrice le rapproche davantage de la toccate. Chausson souhaite prouver à ses contemporains qu’une page de musique de chambre peut se révéler aussi concentrée qu’un opéra entier. « La conquête graduelle qu’Ernest Chausson faisait de sa personnalité, et dont chacune de ses œuvres marque une étape, eût assuré à son art l’originalité définitive d’un harmonieux équilibre entre la sereine expression du calme de sa vie et les douloureux accents que lui arrachait le spectacle d’un monde qu’il eût voulu heureux et magnifique », résumait Paul Dukas en 1903. *** JEAN MULLER Jean Muller est né à Luxembourg en 1979. C’est à l’âge de six ans qu’il reçoit ses premiers cours de piano au conservatoire de Luxembourg chez Marie-José Hengesch. Tout juste un an plus tard il fait sa première apparition publique en créant une œuvre de son compatriote Alexander Mullenbach. Mais ce n’est que lors d’un séjour à Riga en 1995, où il étudie dans le cadre du programme d’échange TEMPUS de l’union européenne à l’académie de musique dans la classe de Teofíls Bikís, qu’il décide de consacrer sa vie pleinement à la musique. Il s’ensuit jusqu’en 2006 des études très européennes qui le mènent vers Bruxelles, Paris et Munich et l’exposent aux écoles pianistiques les plus diverses dans les classes de Evgeny Moguilevsky, Gerhard Oppitz, Eugen Indjic et finalement Michael Schäfer. En dehors de ses études c’est son père et mentor Gary Muller, professeur de piano au conservatoire de Luxembourg, qui influence son développement musical d’une manière décisive. Sa formation est complétée par les conseils de musiciens tels que Anne Queffélec, Leon Fleischer, Janos Starker, Fou T’song… Dès 1994 Jean Muller reçoit de nombreux prix et récompenses. Citons les premiers prix du concours « Jean Françaix », du concours d’Arcachon et du concours « Francis Poulenc ». Il est également lauréat du concours « Tribune internationale des jeunes interprètes » (TIJI) organisé par l’Union Européenne de Radio-Télévision (UER) au nom de l’UNESCO. Jean Muller s’est produit à plusieurs reprises lors de visites d’Etat de Leurs Altesses Royales le Grand-Duc Henri et la Grande-Duchesse Maria-Teresa de Luxembourg. C’est en 2007 que Son Altesse Royale le Grand-Duc Henri de Luxembourg l’élève au grade de chevalier dans l’ordre de mérite civil et militaire d’Adolphe de Nassau. Jean Muller est un habitué des scènes internationales (Mégaron Athènes, Forbidden City Concert Hall Beijing, Philharmonie Luxembourg, Centre de culture et de congrès Lucerne, Arsenal de Metz, Philharmonie Munich, Liederhalle Stuttgart…), et il est régulièrement l'invité de festivals prestigieux (Festival Bourglinster, Festival A*Devantgarde Munich, Festival Echternach, Festival de Saintes, KotorArt, Incontri pianistica di Cosenza, PianoTexas). En tant que soliste, il joue avec des orchestres tels que le Bayerisches Staatsorchester, le Münchner Symphoniker, l'Orchestre Philharmonique du Luxembourg, les Solistes Européens Luxembourg, etc. sous la direction de chefs renommés (Frédéric Chaslin, Jack-Martin Händler, Zubin Metha, Bramwell Tovey...). Lors du concours Poulenc, le président du jury et célèbre pianiste Jean-Claude Pennetier l’a formulé ainsi : « Tout y est : les doigts, la tête, le cœur. ». Sa discographie parue chez JCH-Productions, Turtle Records, Polymnie et Fondamenta a également reçu un accueil enthousiaste par la presse spécialisée: récompenses Excellentia et Supersonic par le magazine Pizzicato, Coup de cœur de Piano Magazine, 4 étoiles de Classica, 4 Diapasons, La Sélection CD d'Arte. Jean Muller a réalisé une intégrale - chaleureusement accueillie tant par le public que la presse - des 32 sonates de Beethoven à Ettelbruck au Luxembourg. Courant la saison 2011-2012, sont prévus notamment un concert au Carnegie Hall à New York, la sortie d’un disque Chopin pour le label Fondamenta, la sortie d’un DVD « Bach-Beethoven-Liszt » enregistré à la Philharmonie Luxembourg pour le label Fondamenta, et une 3e tournée en Chine. *** LYONEL SCHMIT Lyonel Schmit s’éveille au violon à l’âge de 7 ans au CNR de Metz et obtient en 1990 une médaille d'or à l'unanimité avec félicitations du jury. Cette récompense lui ouvre les portes de la prestigieuse salle de l'Arsenal de Metz. Il y donne son premier concert. A 16 ans il entre au CNSM de Paris et après y avoir obtenu les 1ers prix de violon et de musique de chambre, il intègre le cycle de perfectionnement dans la classe de Régis Pasquier. Il remporte au passage le premier concours des Avants-scène (concours réservé aux étudiants de 3eme cycle). Sa carrière de soliste commence alors dans des festivals de renom : radio-France Montpellier, La chine au Québec, festival des jeunes talents à l’arsenal de Metz, festival Musikalia, festival des Arcs... Il est invité en soliste par plusieurs orchestres : Philharmonie de Lorraine, opéra National de Zwickau, l’orchestre National d’Azerbaïdjan, l’orchestre National des Pays de la Loire, orchestre Trier et partage avec Richard Galliano une immense tournée de plus de trois ans dans un répertoire dédié à Astor Piazzola. Le disque « Piazzola for ever » est sorti en 2004 chez Dreyfus. Lyonel Schmit se produit le plus souvent dans un répertoire classique de musique de chambre avec de grands artistes tels que Gérard Caussé, Augustin Dumay, Henri Demarquette, Michel Dalberto, Dmitri Makhtin, Vahan Mardirossian, le quatuor Debussy, David Grimal, le trio Wanderer,…mais laisse également une grande place à la musique d’aujourd’hui en travaillant en étroite collaboration avec les compositeurs. Il a enregistré un disque dédié à Jean-Luc Hervé et un dédié à Florentine Mulsant. Prochainement, sortira le disque « Le violon de Rothschild » d'après la nouvelle de Anton Tchékov, aux cotés de Julien Guénebaut (pour le label Fondamenta). En 2010, Lyonel Schmit fonde le quatuor Phidias, acclamé il y a quelques semaines, à Hong-Kong, Bali, Jakarta… Lyonel Schmit joue un violon Italien Niccolo Amati de 1650. *** LE QUATUOR DEBUSSY Christophe Collette, violon – Dorian Lamotte, violon – Vincent Deprecq, alto – Fabrice Bihan, violoncelle 20 ans d’existence : un quatuor de dimension internationale Premier Grand Prix du concours international de quatuor à cordes d’Évian 1993, Victoire de la musique 1996 ("meilleure formation de musique de chambre"), le Quatuor Debussy jouit d’une reconnaissance professionnelle incontestable. Voilà déjà vingt ans que le Quatuor partage avec les publics du monde entier ses interprétations musicales sur les scènes les plus prestigieuses. Japon, Chine, États-Unis, Russie… ses tournées régulières lui ont permis de se faire un nom sur tous les continents. Quelques références : Cité de la musique à Paris, musée d’Orsay, festival de l’Épau, Opéras de Lyon, Avignon, Rennes, Concertgebouw d’Amsterdam, Opéra de Genève, Konzerthaus de Berlin, Philharmonie de Madrid, Wigmore Hall à Londres… Une soif insatiable de rencontres Parmi les valeurs et engagements du Quatuor Debussy, on retrouve la curiosité, la surprise, le renouvellement, la découverte et le partage. En créant des passerelles avec différents domaines artistiques comme la danse (Maguy Marin, Anne Teresa De Keersmaeker, Wayne Mac Gregor, Abou Lagraa, Mourad Merzouki…), le théâtre (Philippe Delaigue, Richard Brunel, Jean Lacornerie…) ou encore les musiques actuelles (Olivier Mellano, Robert le Magnifique…), le Quatuor n’est jamais à court d’idées novatrices ! Ayant depuis longtemps choisi de mettre l’accent sur la transmission, le Quatuor Debussy anime chaque année des ateliers pédagogiques en direction des enfants. Il est également à l’initiative de concerts-rencontres pour tous afin de faire partager sa passion pour les musiques d’hier et d’aujourd’hui. A l’occasion de ses 20 ans d’existence, le Quatuor Debussy s’investira sur trois saisons dans des actions culturelles envers les publics qui n’ont pas accès à la culture, de la communauté gitane aux maisons de retraite, du monde de l’entreprise aux écoles. Des instants de convivialité et d’étonnement en perspective ! Le Quatuor Debussy côté disques 20 disques, 3 disques à 4ffff Télérama, de multiples diapasons, de nombreuses étoiles et un Choc (Monde de la musique) ! Après l’intégrale des quatuors de Chostakovitch en 6 volumes (soutenue par Mécénat Musical Société Générale), le Quatuor Debussy continue à enrichir sa collection notamment en musique française (Bonnal, Onslow, Ravel/Fauré, Witkowski). Le dernier CD du quatuor est consacré à Guillaume Lekeu, talentueux compositeur franco-belge méconnu (Timpani). Il nous entraîne aussi dans ses explorations artistiques : collaboration sur l’album intitulé La chair des anges d’Olivier Mellano (Naïve, 2006), deux albums de comptines pour enfants avec Philippe Roussel, la transcription de concertos pour piano de Mozart et sa version du célèbre Requiem de Mozart pour quatuor à cordes (Universal Music France, 2009). Le Quatuor Debussy est conventionné par le Ministère de la Culture (DRAC Rhône-Alpes), la Région Rhône-Alpes et la Ville de Lyon. Il est soutenu par la SPEDIDAM, l’ADAMI, l'association musique nouvelle en liberté et La Banque Rhône-Alpes. *** En collaboration avec: Arsenal, Metz Fondamenta Music & More Devialet Triangle, manufacture électroacoustique Le Républicain Lorrain Ville de Metz Ville de Dudelange Moselle Arts Vivants Absolue Les Contes Musicaux en Moselle Clic'Art Pianiste