Centre Culture Régional
Dudelange opderschmelz

1a rue du centenaire
L-3475 Dudelange

21.04.2010

20h00
opderschmelz


Guitariste majeur et très influent depuis plus de vingt ans dans le domaine du jazz, John Scofield pratique une étendue impressionnante de styles au travers d’une synthèse particulièrement aboutie et personnelle. Dans un va-et-vient régulier entre l’acoustique et l’électrique, il couvre un très vaste champ de musique, avec sa guitare pour point de rayonnement et son immense bagage comme point de repère. Maîtrisant aussi bien effets et distorsions que les logiques chromatiques, John Scofield compte ainsi, avec Pat Metheny et Bill Frisell, parmi les plus importants guitaristes du jazz contemporain. Marqué par Wes Montgomery, Jim Hall, B.B. King et Jimi Hendrix, il prend le chemin de la Berklee School of Music. Gerry Mulligan l’engage à l’occasion d’un concert avec Chet Baker au Carnegie Hall de New York. Scofield se forge sa première expérience durable au sein du Billy Cobham-George Duke Band. Par la suite, il revient à des formes plus proches de la tradition du jazz en compagnie de Steve Swallow, Adam Nussbaum, Joe Lovano. Scofield s’impose alors, aux côtés de Pat Metheny, John Abercrombie, Pat Martino et Allan Holdsworth, comme l’une des grandes figures d’une génération de guitaristes virtuoses et inspirés. En 1982, sur la recommandation de son ami Mike Stern, il est engagé par Miles Davis et sa contribution au come-back du trompettiste est décisive. À l’orée des années 1990, il rejoint le prestigieux label Blue Note, il enregistre avec Charlie Haden et Jack DeJohnette. L’attrait de Scofield pour les racines du jazz et sa rencontre avec l’organiste Larry Goldings l’amènent à renouer avec l’esprit des combos soul jazz de la fin des années 1960. Ce penchant s’accentue avec l’enregistrement d’un album avec Medeski, Martin & Wood et la constitution d’un groupe de jeunes musiciens adeptes du funk, des musiques électroniques et du hip-hop. La carrière du guitariste alterne ainsi désormais avec une fraîcheur intacte les phases d’exploration tournées vers le groove et les ressources électriques de la guitare. Il joue avec le Norvégien Bugge Wesseltoft, figure de proue de l’électro-jazz, mais aussi, pour se ressourcer, avec Brad Mehldau et Billy Higgins, Steve Swallow et Bill Stewart, Après un vibrant hommage à Tony Williams, il publie un album dédié à Ray Charles qui réaffirme son ancrage dans le blues et le rhythm’n’blues. Dans ses nombreux et ambitieux projets, il associe son talent polymorphe à ses amours musicaux multiples. //