Centre Culture Régional
Dudelange opderschmelz

1a rue du centenaire
L-3475 Dudelange

02.12.2018

20h00
opderschmelz - Grand Auditoire

Prévente / Vorverkauf

15 € (+ FRAIS/VVK-GEBUHREN)

Caisse du soir /
Abendkasse

20 €

KULTURPASS: Entrée gratuite / Freier eintritt / Free Entry

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Kulturpass

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Adapté du roman de Lydie Salvayre - Prix Goncourt 2014

Adaptation et mise en scène: Denis Laujol

Assistant : Julien Jaillot

Avec: Marie-Aurore D'Awans

Voix off: Alexandre Trocki

Musicienne et création sonore : Malena Sardi

Mouvement: Claire Picard

Scénographie: Olivier Wiame

Lumières: Xavier Lauwers

Création vidéo: Lionel Ravira

En partenariat avec le CDMH et l'ABI-L (Amis des Brigades Internationales Luxembourg)

A l'occasion du 80ième anniversaire du départ des volontaires des Brigades Internationales d'Espagne.

C’est le récit par Lydie Salvayre, de l’histoire de sa mère Montserrat - dite Montse - plongée dans la guerre civile espagnole, à l’été 1936. Montse, qui avait quinze ans à l’époque, en a aujourd’hui quatrevingt-dix. Elle est en proie à de gros troubles de mémoire, et a tout oublié de sa vie, excepté cette courte période.

Devant sa fille, avec qui elle partage « une petite anisette » qu’on devine strictement interdite par les médecins, elle raconte son petit village perdu en Catalogne. La vie n’y a pas changé depuis le Moyen-Age, rythmée par les récoltes d’olives, les fêtes de village, les mariages arrangés, son frère Josep, fraîchement converti aux thèses anarchistes et son rival stalinien Diego, les disputes familiales, les premières tentatives de collectivisation, l’irruption de cette idée que, peut-être, tout pourrait changer… Puis la guerre et l’exil... d’Espagne vers la France…

« Pas pleurer », c’est l’injonction que répète Montse à sa petite fille serrée contre elle, sous les bombardements fascistes et dans le dénuement le plus total, alors qu’elle fuit son pays, l’Espagne, qui tombe aux mains des franquistes.

« Pas pleurer, c’est aussi ce que nous dit Lydie Salvayre, alors que nous avons toutes les raisons de pleurer devant la bêtise humaine, aujourd’hui comme hier. Ne pas baisser les bras. Ne pas avoir peur.

Pas Pleurer s’est imposé à moi comme une évidence. Bien avant son fameux Prix Goncourt, avant même sa lecture, j’ai eu l’intuition que ce texte, par les thèmes qu’il aborde, allait me bouleverser. J’ai toujours été sensible à tout ce qui touche à la guerre d’Espagne, sans doute parce que l’histoire du XXème siècle aurait peut-être pu être complètement différente si l’issue de cette guerre avait été autre, si les forces progressistes avaient pu triompher du conservatisme le plus noir, si l’Europe démocratique n’avait pas laissé massacrer un peuple, n’avait pas capitulé devant Franco, général d’opérette, comme elle s’apprêtait à le faire devant Hitler.

Mais comme la Commune en France, comme les débuts de toute révolution, qu’elle soit russe, française, chinoise, burkinabè, ou des Œillets, comme le fameux « printemps arabe », comme lors de certaines tentatives qui ont lieu dans l’Espagne d’aujourd’hui (qui même écrasée par la crise garde en elle cette fabuleuse capacité d’indignation, d’insoumission), bref, comme tout soulèvement populaire à ses débuts, l’été 1936 porte en lui tout l’espoir du monde, l’espoir d’un monde nouveau, et révèle au cœur de chaque être, au plus profond de l’intimité de chaque être, la part d’espoir la plus lumineuse.

Je viens du Sud-Ouest de la France, région où ont émigré de nombreux Espagnols à cette époque, et qui porte encore dans sa vie politique, associative, militante, les séquelles de la guerre d’Espagne. Ce que l’on appelle guerre d’Espagne, d’ailleurs, ne se résume pas à trois ans de guerre civile, mais c’est aussi la guerre qu’a fait un régime à tout un peuple pendant 40 ans, provocant l’exil de centaines de milliers de personnes... Ces « réfugiés » ne peuvent bien entendu que nous rappeler l’actualité la plus brûlante. »

Denis Laujol


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