Centre Culture Régional
Dudelange opderschmelz

1a rue du centenaire
L-3475 Dudelange

22.04.2009

20h00
opderschmelz


Une brise d'air frais souffle sur la musique pourtant nocturne et mystérieuse de Nik Bärtsch qui dans ses "modules" replonge l'expérience d'un Steve Reich ou d'un John Adams dans le monde du 21e siècle. Dans le Japon d’antan, les ronins étaient des samourais sans maître, et ce nom colle bien à l’esthétique du groupe autour de Nik. Bärtsch: jouer de la musique en mercenaire, avec les armes du jazz, du minimalisme, du funk même, en découvrant progressivement des horizons nouveaux. La musique de ces « mercenaires » nous renvoie à notre passé, à notre vision du futur et à l’extrême bonheur de découvrir de nouvelles voies. Fluctuant entre séquences introspectives et explosions festives, avec sa superposition permanente de mouvements répétitifs et tournoyants, le magistral nouvel album "Holon" fait la part belle à une évolution lente et irrépressible de chaque thème. La machine est bien huilée, les montées progressives, les explosions sans cesse retardées. Ce procédé volcanique, alternant méditations et irruptions, attise le désir infernal de l'auditeur de voir la machine s'emballer toujours plus. Mais les musiciens jouent avec le feu sans se brûler; la cadence est souvent soutenue mais le volume maîtrisé, l'intensité bridée, le groove chatouillé. Les nuances et les "ghost notes" sont les ingrédients essentiels d'une musique subtile en équilibre zen. Le pouvoir hypnotique de Nik Bärtsch tient non seulement à son approche arithmétique de la mesure mais aussi au soin constant apporté à la matière sonore. Le piano, souvent très en avant, agit comme une pulsation cristalline. Les autres instruments, aux sons ronds et feutrés, créent un chaloupement constant, ponctué de soubresauts inattendus, sauvages et insidieux. Batterie et percussions sont en agitation permanente, en dérangement organisé. Bärtsch ne se limite pas à une interaction entre le jazz et la musique minimaliste, ni même à ses propres références que sont James Brown, Prince, Stravinski, Bartok et Brian Eno, tous confondus. Ce perfectionniste aligne ses modules selon une dramaturgie parfaitement étudiée. Nik Bärtsch guide l’auditeur à travers les méandres de ses mélodies, dans lesquelles ce dernier se perd avec délice et où il le fait sursauter par des accents rythmiques très marqués. Nik Bärtsch’s Ronin veröffentlichten im Februar 2008 ihre zweite ECM-Cd "Holon". Bereits mit "Stoa", der ersten Cd haben die fünf in der Schweiz ansässigen Musiker für Aufsehen in Europa, Japan und mittlerweile auch in Nordamerika gesorgt. Die Publikumsreaktionen von Berlin bis New York waren frenetisch. Dem Schweizer Musiker Nik. Bärtsch und seiner Band gelingt es, die Zuhörer durch ihre groovende, klanglich und rhythmisch hochdifferenzierte Musik, ihre Spielweise und durch ihre Bühneninszenierung in den Bann zu ziehen. "Holon" bedeutet ein Ganzes, das Teil eines anderen Ganzen ist. Die von Bärtsch komponierten Module, wie er seine Stücke nennt, sind Teil eines neuartigen musikalischen Konzepts von Ronin Das Konzert in Düdelingen, das zugleich die Luxemburg-Premiere der Band darstellt, bietet eine aussergewöhnliche Entdeckungsreise in die Zukunft der Musik. photo by Martin Möll all rights reserved © by Martin Möll