Centre Culture Régional
Dudelange opderschmelz

1a rue du centenaire
L-3475 Dudelange

06.11.2008

20h00
opderschmelz


// JAZZ // Musicien de jazz des plus importants à avoir émergé en Pologne et rare à avoir connu une carrière internationale pendant la période du bloc soviétique, Tomasz Stanko s’est révélé aussi à l’aise dans des contextes électroniques fusion que dans des ensembles acoustiques où son lyrisme mélancolique trouve à s’épancher. Une rencontre déterminante en 1963 avec le pianiste et compositeur Krzysztof Komeda, auteur de nombreuses musiques de film pour Roman Polanski, marque son orientation esthétique. Stanko enregistre son premier album en 1970 et cultive une série de contacts avec l’avant-garde européenne dans laquelle il trouve progressivement sa place. Il joue e.a. avec Don Cherry, Albert Mangelsdorff, Gerd Dudek et forme des quartets avec Dave Holland et Michael Urbaniak. Gary Peacock l’invite à jouer aux côtés de Jan Garbarek et Jack DeJohnette. Musicien nomade, il collabore autant avec des musicians américains qu’avec ses compatriotes. La carrière de Tomasz Stanko prend une véritable dimension internationale avec la fin du Rideau de fer. L’Europe peut enfin découvrir sa musique tantôt dramatique et tendue, tantôt langoureuse et mélancolique qui concilie avec beaucoup de sensibilité un sens aigu des mélodies évanescentes et les libertés formelles. Cette notoriété grandissante s’appuie sur son affiliation avec le label allemand ECM pour lequel il enregistre e.a. en quartet avec Bobo Stenson, Anders Jormin et Tony Oxley, un hommage à Komeda salué par la critique internationale, ainsi que « From the Green Hill » avec John Surman et Dino Saluzzi. C’est cependant avec le quartet qu’il a formé avec des musiciens polonais qu’il joue le plus fréquemment, adepte d’une « liberté contrôlée » qui fait entendre une musique contrastée et nébuleuse comme la lumière de son pays natal. Deux albums « Soul of Things » et « Suspended Night » constitués de variations sur des thèmes lents et sombres, envoûtants et fugaces, témoignent de l’accomplissement et de la maturité sereine du trompettiste. En 2002, il est lauréat du premier European Jazz Prize.